Le Christ s’incarne dans l’Histoire et dans cette histoire les hommes fraternisent pour vaincre les obstacles qu’ils rencontrent et attendent une vie meilleure.
L’histoire de la philosophie peut donc rendre compte de la façon dont les philosophes ont reçu philosophiquement la personne du Christ et comment ils ont pensé la fraternité que les hommes revendiquent tant en religion qu’en politique.
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1er semestre : « Le Christ et les philosophes » du 8 octobre 2009 au 14 janvier 2010
On connaît le grand thème du « Dieu des philosophes » (auquel le présent « Parcours d’histoire de la philosophie » a consacré deux semestres) ; on connaît moins celui du « Christ des philosophes », que le jésuite Xavier Tilliette, ancien professeur à la Faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris et à l’Université grégorienne de Rome, a récemment et puissamment mis en relief. En effet, les plus grands philosophes, de saint Augustin aux Médiévaux, de Descartes à Kant, de Hegel à Nietzsche, de Blondel à Michel Henry, se sont saisis directement de la question « Christ », de son identité et de son message, en conversation bien sûr avec la théologie, mais aussi d’une manière chaque fois originale, délivrant une intelligence nouvelle de leur « objet », qui a pu en retour influencer la théologie elle-même. C’est à la découverte et à la restitution d’un « Christ » ainsi philosophiquement appréhendé et médité dans son mystère d’intelligence propre, que le 1er semestre de ce « Parcours », est consacré. Pour ce faire, il sollicite des professeurs, universitaires et philosophes, tous spécialistes du domaine dans lequel ils interviennent.
2nd semestre : "La fraternité" du 4 février au 27 mai 2010
La fraternité peut-elle être un objet du discours philosophique et pas seulement l’expression d’une passion politique ou d’une foi religieuse ? Elle est de fait une notion ambiguë et complexe dès que l’on s’efforce de l’élever au concept. Est-elle de l’ordre du sentiment et de quelle sorte de sentiment ? Quel rapport avec la sympathie, la compassion, la pitié, la solidarité ou l’amour ? Suppose-t-elle une paternité et une filiation ou les rejette-t-elle au contraire ? Fonde-t-elle une communauté ou la conteste-t-elle ? Un travail philosophique est requis non pas tant pour trancher que pour peser le sens de ces alternatives. Il peut aider à mieux saisir le sens vif, nécessairement dérangeant pour les groupes humains établis et fermés, de la fraternité chrétienne.
Renseignements et contact : Valérie Delobel tel : 01 44 39 52 64 ou courriel
présentation des Parcours d'Histoire de la philosophie 2009-2010 (53,18 kB)
bulletin d'inscription Parcours d'Histoire de la philosophie 2009-2010 (30,66 kB)



