Si le Droit canonique repose sur des fondements théologiques, une série de défis pour le monde contemporain appelle à réfléchir à frais nouveaux sur les rapports entre nature, grâce et Droit canonique. La prise en compte de la nature, essentiellement entendue ici sous l’angle de l’anthropologie et des cultures, nous renvoie tout autant aux questions soulevées par les revendications en matière d’autonomie et de droits subjectifs, qu’à celles concernant les modes d’appartenance et l’organisation de la communauté.
Penser la canonicité entre nature, culture et grâce, c’est concevoir la fonction médiatrice du Droit canonique, notamment pour ce qui a trait au statut des personnes et aux missions ecclésiales. Cette préoccupation amène aussi à situer la liberté de l’institution ecclésiale dans les champs séculiers et la pertinence du Droit canonique dans sa contribution pour une communication juste du message chrétien au sein des nouveaux réseaux d’influence ou d’appartenance. Si l’histoire montre à maintes reprises que le Droit canonique a exercé ses fonctions de garantie de la justice, de moyens de pacification et de guérison, c’est sans doute en recourant à une théologie de la canonicité privilégiant le salut des âmes que l’on peut aujourd’hui appréhender le rôle du Droit canonique face aux défis contemporains.
Vous pouvez télécharger le programme du colloque, ainsi que la carte d'inscription :
Programme du colloque "Nature, grâce et Droit canonique" (1,31 MB)
Inscription au colloque "Nature, grâce et Droit canonique" (338,03 kB)




