
Pendant la semaine, on accède à l’église par l’entrée de l’Institut Catholique au 21 rue d’Assas. Durant le week-end, l’entrée se fait par le 70 rue de Vaugirard. Chaque samedi, à 15 h 00, a lieu une visite guidée de l’église (sauf pendant le mois d’Août). Des visites de groupe sont également possibles pendant la semaine (prendre contact avec accueil@sjdc.fr.)
Le site de l’église Saint Joseph des Carmes : www.sjdc.fr
Le jardin des Carmes, prolongeant le cadre architectural de l’église et du Séminaire des Carmes, est un îlot de verdure au cœur du 6ème arrondissement. Le jardin ouvre ses portes au public lors de la journée « Parcs et jardins de la Ville de Paris ».
L’église des Carmes, consacrée le 21 décembre 1625 à saint Joseph, est édifiée pour les religieux Carmes déchaux, issus de la réforme par Sainte Thérèse d’Avila de l’ordre des Carmes. Ces derniers viennent en France après la mort d'Henri IV, à la demande du Pape Paul V. Ils sont accueillis par Marie de Médicis sur un large terrain en bordure de la rue de Vaugirard. La reine pose la première pierre d'une nouvelle église, le 20 juillet 1613. Les travaux prennent fin en 1620.
C’est le premier dôme à l’italienne construit à Paris, il est peint à fresque en trompe l’oeil. Plusieurs grandes familles liées à l'ordre des Carmes contribuent au financement de la décoration intérieure. Les murs extérieurs de bâtiments du couvent sont enduits d'une peinture blanche et brillante. Cette couleur porte le nom de « Blanc des Carmes ». Les religieux produisent ici une eau de mélisse qui devient célèbre sous l'appellation « Eau des Carmes ».
Sous la Révolution, en août 1792, l’église sert de prison aux « prêtres réfractaires » refusant de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Plus de 160 prêtres y sont alors détenus. Le 2 septembre, après un simulacre de procès, environ 115 prêtres et évêques sont exécutés à l’arme blanche dans le jardin. Les reliques des martyrs du 2 septembre 1792 sont honorées dans la crypte. Le perron où a eu lieu une partie des exécutions est un autre lieu de mémoire.
La présentation des "Massacres de septembre", sous la Terreur, sur le site du Séminaire des Carmes
Le site de l’association du souvenir des martyrs de 1792
La religieuse carmélite Mère Camille de Soyecourt rachète après la révolution le couvent et l’église, et procède à la restauration des lieux. La façade de l’église, refaite à l'identique au milieu du XIX ème siècle, abrite dans deux niches les statues de sainte Thérèse et de saint Joseph.
Dans la crypte de l’église, se trouve le tombeau du Bienheureux Frédéric Ozanam (1813-1853), principal fondateur des Conférences Saint Vincent de Paul.



