
L’église bénéficie d’excellentes conditions acoustiques. Des cours d’orgue, des récitals, des concerts y sont donnés. Le Chœur de l’Institut Catholique s’y produit régulièrement. Notre projet est de faire de ce cadre un haut lieu de la musique sacrée à Paris.
On accède à l’église par l’entrée de l’Institut Catholique au 21 rue d’Assas. Les visites sont possibles à des horaires fixes. Des visites de groupe sont également possibles.
Le Jardin des Carmes, prolongeant le cadre architectural de l’Eglise et des bâtiments de l’Institut, est un îlot de verdure au cœur du 6ème arrondissement. Lieu de promenade privilégié des étudiants et des séminaristes, il est un lieu de grande sérénité.
Le jardin ouvre ses portes au public lors de la journée « Parcs et jardins de la Ville de Paris ».
L’Eglise des Carmes, consacrée le 21 décembre 1625 à saint Joseph, est édifiée pour les religieux de l'ordre réformé de Notre-Dame du Mont-Carmel. Ces derniers viennent en France après la mort d'Henri IV, à l'instigation de Marie de Médicis. La reine pose la première pierre d'une chapelle mitoyenne, le 20 juillet 1613. Les travaux prennent fin en 1620.
L'architecte, auteur du premier dôme construit à Paris et décoré en trompe-l'oeil, pourrait être un Italien ou Jacques Lemercier, revenu de Rome au début des travaux. Plusieurs grandes familles liées à l'ordre des Carmes ainsi que certaines personnalités, comme le chancelier Séguier dont le confesseur était un Carme, contribueront au financement de la décoration intérieure. Les murs extérieurs de bâtiments du couvent seront enduits d'une peinture blanche et brillante. Cette couleur portera le nom de blanc des Carmes. Les religieux produiront ici une eau de mélisse qui deviendra célèbre sous l'appellation eau des Carmes.
Vient ensuite la période révolutionnaire. Le couvent servira alors de prison aux prêtres réfractaires sous la Révolution. Environ 150 personnes y sont alors enfermées. Le 2 septembre, après un simulacre de procès, environ 115 prêtres et évêques sont exécutés à l’arme blanche par des révolutionnaires. Les reliques des martyrs du 2 septembre 1792 sont honorées dans la crypte. Le perron où a eu lieu une partie des exécutions est un autre lieu de mémoire.
La présentation des "Massacres de septembre", sous la Terreur, sur le site du Séminaire des Carmes
Le site de l’association du souvenir des martyrs de 1792
Après le rachat du couvent par Camille de Soyacourt, Alexandre Lenoir participera activement au nouveau décor de la chapelle. La façade de la chapelle, refaite à l'identique au siècle dernier, abrite dans deux niches les statues de sainte Thérèse et de saint Joseph. La restauration du portail date de 1819.
C’est également dans la crypte de l’église que se trouve le tombeau du Bienheureux Frédéric Ozanam



