Jérusalem et Babylone, relecture de Saint Augustin

Publié le 11 juillet 2017 Mis à jour le 19 septembre 2017
Date :
le  10 octobre 2017
Horaire :
de 09H00 à 17H30 Ajouter à mon agenda 10-10-2017 09:00:00 10-10-2017 17:30:00 40 Jérusalem et Babylone, relecture de Saint Augustin Institut Catholique de Paris 21, rue d'Assas 75270 PARIS Cedex 06 FRANCE Tél : 33 (0) 1 44 39 52 00 www.icp.fr secrétariat de la Faculté de Pphilosophie philosophie@icp.fr false DD/MM/YYYY

Comment l’augustinisme politique en est-il venu à désigner à peu près le contraire des thèses d’Augustin dans la "Cité de Dieu" ?

Jérusalem et Babylone_philo_20171010

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Cité céleste versus cité terrestre

La philosophie politique moderne, généralement identifiée comme "augustinienne" d’inspiration, a mis la cupidité au fondement de tout édifice social, alors qu’Augustin fait de cette corruption du désir l’origine de la cité terrestre fondée par Caïn.

Or cette cité terrestre ne doit pas être confondue avec les sociétés humaines concrètes, lesquelles manifestent toujours un combat entre les deux cités, celle de Dieu et celle du diable, Jérusalem et Babylone. Augustin n’entérine pas la cupidité comme fondement politique, mais montre comment la cité céleste aide les sociétés humaines à s’en libérer.

Retour aux sources de l'augustinisme politique

Par quels détours ou contresens certains lecteurs de la Cité de Dieu en sont-ils venus à considérer Babylone comme le paradigme des sociétés humaines, et Jérusalem comme une improbable théocratie ?

Pour le comprendre, il semble nécessaire de remonter généalogiquement, à partir des interprétations modernes de la Cité de Dieu, en passant par les lectures médiévales, à Augustin « par lui-même », afin qu’apparaisse sous un jour nouveau ce qu’il appelle « cité terrestre » et « cité céleste », et par-là même, ce que l’on a coutume d’appeler l’ « augustinisme politique ».

Des spécialistes en dialogue

Organisée par :
  • Laure Solignac, responsable de l’axe de recherche Philosophie patristique et médiévale
  • Émilie Tardivel, responsable de l’axe de recherche Philosophie morale et politique de la Faculté
Cette journée se déroule sous la présidence de :
  • Pierre Manent, EHESS
  • Olivier Boulnois, EPHE
Avec la participation de :
  • Delphine Carron, Université de Zurich-EHESS
  • François Dermange, Université de Genève
  • Jean-Luc Marion de l’Académie française, Université de Chicago
  • Jean-Marie Salamito, Université Paris-Sorbonne